Date of Award

Spring 2010

Document Type

Thesis

Degree Name

Doctor of Philosophy (PhD)

Department

French & Italian

First Advisor

Warren Motte

Second Advisor

Elisabeth Arnould-Bloomfield

Third Advisor

Samuel Junod

Abstract

A la recherche du temps perdu de Marcel Proust fait l’objet de nombreuses critiques littéraires depuis sa première publication. La métaphore occupe une place privilégiée dans ces études : la diversité et la spécificité de la métaphore proustienne, ainsi que ses fonctions descriptive, diégétique et narrative, ont été discutées par bien des critiques. D’autres ont signalé l’aspect autoréflexif de la Recherche en y découvrant une source foisonnante d’idées esthétiques. Cependant, le rapport entre la métaphore et l’autoréflexivité proustiennes n’a pas encore été traité de manière systématique. Mon étude démontre, pour la première fois, le lien étroit entre la métaphore et l’autoréflexivité proustiennes. Je relève d’abord des réflexions théoriques thématisant la conception de l’œuvre d’art comme métaphore. Ensuite, j’analyse la fonction autoréflexive de certaines métaphores qui servent de technique de mise en abyme. Finalement, je me concentre sur une autre forme de métaphore, à savoir la réminiscence, sur laquelle se modèle la lecture aussi bien que la narration. Tout en soulignant la fonction autoréflexive de la métaphore proustienne, mon étude s’étend à d’autres formes d’autoréflexivité (notamment l’autoréflexivité narrative et linguistique), qui caractérisent la métafiction postmoderne, et qui semblent avoir échappé à toute analyse rigoureuse. Par là, mon étude à la fois rend hommage à la Recherche en tant que précurseur de la métafiction postmoderne, et la resitue d’emblée au sein de la littérature moderne. Ainsi se trouve confirmée la position d’« entre deux » de la Recherche -- postulée par certains critiques -- dans une nouvelle perspective, celle de l’autoréflexivité.

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